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COULEUVRES (26/2/10)
- Passés judiciaires
: que de couleuvres !
- Chateaubriand présentait
l’art d’avaler des couleuvres comme un élément essentiel
du vade-mecum du parfait diplomate.
- Madame de Sévigné
utilisait l’expression avec sa fille.
- La formule pourrait remonter
à la Renaissance, où elle profite de la confusion entre couleuvre
qui, outre le serpent, désignait alors
- l’insinuation,
et couleur qui exprimait à l’époque l’idée
de fausse apparence.
- Difficile aussi de ne
pas penser au serpent d’Ève.
- En tout cas, la couleuvre
est plus digeste que le chapeau.
- To swallow something,
Tragarse sapos, Buttar giù un boccone amaro, In den sauren Apfel beißen
müssen.
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SPECTRE (25/2/10)
- Le spectre du chômage
de masse hante la France
- Mais aussi la Russie
et l'Allemagne.
- En 1848, Marx et Engels,
en évoquaient un autre : « Un spectre hante l'Europe, celui du
communisme. »
- C’est en effet
ainsi que commence le Manifeste du Parti communiste.
- Vade Mecum de la pensée
révolutionnaire, le Manifeste met sur orbite deux mots jusque-là
peu pratiqués : communisme et spectre.
- A l’arrivée,
il n’y a pas photo.
- Un siècle et demi
après un départ où ils étaient à égalité,
spectre est sept fois plus fréquent que communisme dans la presse :
- Les grévistes
ont brandi le spectre d'une pénurie de carburant, le spectre du FMI
affole l'UE, le spectre du déclin inquiète l’Europe, le
spectre de la taxe professionnelle inquiète les élus, le spectre
des années 30 menace les Etats-Unis, avec la réforme des tribunaux
on craint le spectre du désert judiciaire ….
- Belle carrière,
que celle du mot spectre !
- To brandish
the specter.
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COLLATÉRAL
(24/2/10)
- La frénésie
anti-tabac atteint de nouveaux sommets.
- Dommage collatéral
de la pensée unique.
- Jusqu’aux années
60, collatéral ne se rencontrait en français que
chez les notaires et les amateurs d’arbres généalogiques.
- En anglais, collateral
signifie « supplémentaire, à côté »
: on croisait surtout le mot dans le vocabulaire financier, au sens de garantie.
- Pendant la guerre du
Vietnam, les militaires américains ont retenu, par euphémisme,
le mot pour désigner les dommages regrettables qui interviennent
en marge de l’action
principale.
- Mais c’est avec
la première guerre du Golfe que collateral en anglais et
collatéral en français ont acquis leurs galons.
- Entraînant subséquemment
une reconversion civile.
- Quam terribilis
est haec hora.
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NOT IN THE DICTIONARY (23/2/10)
Comme tous les ans,
le Washington Post a publié les meilleures définitions alternatives
proposées par ses lecteurs.
And the winners are:
- Coffee (n.),
the person upon whom one coughs.
- Flabbergasted
(adj.), appalled over how much weight you have gained.
- Abdicate (v.),
to give up all hope of ever having a flat stomach.
- Esplanade (v.),
to attempt an explanation while drunk.
- Willy-nilly (adj.),
impotent.
- Negligent (adj.),
describes a condition in which you absentmindedly answer the door in your
nightgown.
- Lymph (v.),
to walk with a lisp.
- Gargoyle (n.),
olive-flavored mouthwash.
- Flatulence (n.)
emergency vehicle that picks you up after you are run over by a steamroller.
- Balderdash (n.),
a rapidly receding hairline.
- Testicle (n.),
a humorous question on an exam.
- Rectitude (n.),
the formal, dignified bearing adopted by proctologists.
- Pokemon (n),
a Rastafarian proctologist.
- Oyster (n.),
a person who sprinkles his conversation with Yiddishisms.
- Frisbeetarianism
(n.), The belief that, when you die, your soul flies up onto the roof and
gets stuck there.
- Circumvent (n.),
an opening in the front of boxer shorts worn by Jewish men.
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QUESTION DE TAILLE (22/2/10)
- Ce n'est pas la taille
qui compte
- It's not the size that
counts
- No es el tamaño
lo que cuenta
- Non è la dimensione
che conta
- Es ist nicht die Größe,
die zählt

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CHASSE GARDÉE (19/2/10)
- Languedoc-Roussillon,
chasse gardée ou pré carré ?
- Les deux formules ont
une origine rurale.
- Rendre son pré
carré, par achat ou mariage, a toujours constitué l’un
des objectifs du cultivateur : on exploite en effet plus facilement les terrains
aux formes géométriques simples.
- Protéger son domaine
de chasse fait de longue date partie des habitudes du propriétaire
terrien.
- Mais alors que la première
des expressions vise surtout le paysan, la seconde concerne d’abord
le seigneur.
- Il y a ainsi une dimension
plébéienne dans le fait de défendre un pré carré,
alors qu’on trouve des traces aristocratiques dans celui de protéger
une chasse gardée.
- To fight one's
corner, Cuidar su quintita
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LA
NEIGE ÉTOUFFE-CHRÉTIEN (18/2/10)
- Force est aujourd'hui
de constater que la montagne est le berceau de la chrétienté.
- Sur les pistes de Vancouver,
point de kippas, de burqas, de toges, de turbans, de kimonos ni de boubous
sur les pistes.
- D'ailleurs, on a sacrifié
un agneau géorgien pour prendre les augures*.
- Avec un succès
moyen hier soir.
- La Française s'est
catapultée.
- La Canadienne s'est crashée.
- La Suédoise s'est
tournijumblée**.
- Bref, dans les arènes
de Vancouver, on n'a sacrifié que des Chrétiens.
- En prenant soin de les
revêtir de combinaisons, certes infibulées, mais moulantes.
- Tout cela à cause
de Noé sur son sacré mont Ararat.
* Tiens, inauguration, cela vous dit quelque chose ?
** Une bellle invention de Jean-Max Rivière
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CROSS
NEIGEUX (17/2/10)
- Abdou Diouf, président
de l'Organisation internationale de la francophonie, s'insurge contre la prédominance
de l'anglais à Vancouver.
- Le gouvernement québécois
lui emboîte le pas.
- J'ai suivi la compétition
de snowboard cross cette nuit.
- La France a obtenu une
magnifique médaille d'argent... par défaut (deux concurrentes
sur quatre ayant chuté).
- Et une magnifique démonstration
« cross » linguistique des commentateurs.
- Au vol (et de mémoire)
:
- « On l’avait
pressenti sur les previews ».
- « Elle adorait
rider les montagnes, sans shape, ni traces, ni rien ».
- « Elle est devenue
un rider polyvalent ».
- « Pour le big mountain
rider, quelques tricks de freestyle ne sont pas exclus ».
- « Mais maintenant,
nous sommes en live ».
- « Elle a pratiqué
en snow park, mais elle a aussi tapé des petits jumps sur des sauts
aménagés, sans dédaigner des runs montagne ».
- « Elle a participé
à des contests ».
- « Elle adore le
freeride (urban ou freestyle) ».
- « Sa board est
une stance de 55 cambre inversé ».
- « Son ensemble
shoes/fix/board ».
- « C'est où,
ton set-up ? ».
- Lex non scripta.
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UNE ÉPINE SUR LA COLONNE (18/1/10)
- En anatomie, on appelle
épine dorsale l'ensemble des apophyses épineuses (protubérances
sur les os) qui forment la crête osseuse le long de la colonne vertébrale.
- Stricto sensu, l’épine
dorsale n’est donc qu’une partie de la colonne vertébrale.
- Mais, par cette figure
de style que les spécialistes appellent synecdoque particularisante,
on prend souvent la partie pour le tout.
- Colonne vertébrale
et épine dorsale sont ainsi devenues synonymes dans le langage courant
pour exprimer ce sur quoi on prend appui.
- Chacune des expressions
a ses partisans et ses réfractaires.
- Les réseaux étendus
sont l’épine dorsale d’un parti, d’une institution,
d’une entreprise.
- Les médaillés
d’or du ski acrobatique sont davantage intéressés par
leur colonne vertébrale (ou ce qu’il en reste)
- backbone - spine
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ÇA, C'EST DE LA DANSE (15/1/10)
- Pour bien traduire, il
faut décrypter.
- J'étais à
Moscou au moment de Tchernobyl. C'est trois jours après qu'un entrefilet
dans les Izvetia annonçait « qu'il ne s'était rien passé
d'important en Ukraine ».
Instantanément, 250 millions de Soviétiques avaient compris
qu'une catastrophe majeure venait de frapper l'URSS.
- J'étais dans Phnom
Penh assiégée par Pol Pot. C'était la fin du monde.
Incroyablement, le maréchal Lon-Nol répondait par des danses
traditionnelles au Palais Royal local.
- J'étais Porte
des Lilas lorsque Le Monde a claironné l’avènement «
d'une vraie démocratie au Cambodge ».
Ingénument, les Français l'on cru.
Ci-dessus,
le nouveau logo de l'hebdo Tehran Emrooz, qui représente le mot «
aujourd'hui » (emrooz) accolé au mot Téhéran en petits
caractères.
Ouais...
Fatalement, le Ministère de l'orientation islamique s'est saisi de l'affaire.
NB : Pour régler la situation administrative des immigrants illégaux,
nos voisins anglais dépensent 20 millions de livres par an en frais de
traduction. Cui bono?
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MAUVAIS GENRE (12/2/10)
Oui, je sais, j'ai, par
ci par là, commis une faute de frappe.
Je voudrais bien vous y voir, en flux tendu !
Tenez, je vous donne trois minutes pour identifier ces genres :
- alcôve =>
- alvéole =>
- ambage =>
- anagramme =>
- antre =>
- aparté =>
- apocalypse =>
- apogée =>
- armistice =>
- chrysanthème =>
- clope =>
- déboire =>
- délices =>
- drachme =>
- écritoire =>
- effluve =>
- éloge =>
- entracte =>
- épigramme =>
- épître =>
- équivoque =>
- faste(s) =>
- goulasch =>
- hémisphère
=>
- interstice =>
- intervalle =>
- interview =>
- leitmotiv =>
- soldes (d'été
ou d'hiver) =>
- mes amours =>
- oasis =>
- obélisque =>
- orgue =>
- planisphère =>
- séquelles =>
- tagine ou tajine =>
- tentacule =>
- testicule =>
- thermos =>
- tubercule =>
*******
- « C'est une question
de principe ! »
- L'efficacité outrepasse
les principes. C'est la realpolitik.
- Et pourtant, on les convoque
sans cesse.
- On refuse de payer in
extenso un traducteur : question de principe (il a terminé en retard).
- Ikea refuse une augmentation
générale : question de principe (pourquoi pas dans le reste
du monde ?).
- On ne dérange
pas un collaborateur le week-end : question de principe (la vie privée).
- On refuse d'engager des
surveillants : question de principe (menace de tache d’huile).
- Les principes invoqués
sont chaque fois d’inspiration et de portée différentes,
mais la posture est la même : c’est parce qu’on manque d’arguments
qu’on convoque
- les principes pour justifier
une attitude.
- Et, loin de renforcer
son autorité, celui qui se réclame d’une question de principe
affiche en réalité une certaine fragilité.
- En montant en épingle
une réplique de Georges Frêche, Martine Aubry semble avoir créé
un effet boomerang.
- Mais attendons le 14
mars...
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RAYONNEMENT
(10/2/10)
Balthazar* se veut le plus prestigieux
bimestriel masculin francophone.
On y retrouve pêle-mêle Philippe Sollers, Guy Savoy, José
Artur, Christophe Deloire, Elsa Zylberstein et bien d’autres.
Passionnant.
Confer cette interview ô combien intense d’Alain-Dominique
Perrin**, pompeusement intitulée « L’enchanteur du luxe »
(page 67) :
- Qu’est-ce qui
vous motive dès le réveil ? Le petit déjeuner.
- Que prenez-vous au
petit déjeuner ? Thé vert, porridge, yoghourt.
- Qu’est-ce qui
peut illuminer votre journée ? Le soleil, le rire.
- Quel est votre mot
doux préféré ? Amour.
- Votre plus bel émerveillement
artistique ? L’architecture de la Fondation Cartier.
- Possédez-vous
un ou plusieurs porte-bonheur ? Plusieurs.
- Vos projets ?
Ça fourmille.
- Comment vous ressourcez-vous
? En famille.
- Quel est votre principal
don ? Le calcul mental.
- Qu’aimeriez-vous
que l’on dise de vous lorsque vous êtes absent ? Où
est-il.
Ainsi se pérennise notre rayonnement culturel…
* En kiosques, 6 euros
** Ancien PdG de Cartier
Un conseil, au
vol : pour muscler les distractions à bord, sortez votre portable et
ambiancez votre avion.
Vos voisins rayonneront de joie...
*****
OPTEZ
(9/2/10)
La réforme hospitalière
porte enfin ses fruits.
Ainsi, le standard téléphonique de Sainte-Anne vient d'être
robotisé.
Composez le 01 45 65 80 00 (à partir de l'étranger : +331 45 65
80 00), et vous obtiendrez dorénavant ceci :
- Vous êtes bien
connecté avec le standard automatique de Sainte Anne.
- Veuillez choisir parmi
ces options :
- Si vous êtes obsédé
ou compulsif, tapez 1 sans discontinuer.
- Si vous souffrez de codépendance,
demandez à quelqu'un de taper 2.
- Si vous souffrez de troubles
de la personnalité, veuillez taper 3, 4, 5 et 6.
- Si vous êtes paranoïaque,
nous savons qui vous êtes et ce que vous voulez ; restez en ligne, nous
allons détecter votre appel.
- Si vous souffrez de délires
interprétatifs, tapez 7 ; votre appel sera tranféré au
PC.
- Si vous êtes schizo,
écoutez attentivement la petite voix qui vous indiquera quel chiffre
taper.
- Si vous êtes manioco-dépressif,
raccrochez ; quel que soit le chiffre tapé ; vous n'aurez pas satisfaction.
- Si vous êtes dyslexique,
tapez 9-6-9-6.
- Si vous êtes bipolaire,
laissez un message après le bi p ou avant le bi p ou après le
bi p. Mais surtout attendez le bi p.
- Si vous avez un problème
de mémoire, tapez 9.
- Si vous avez un problème
de mémoire, tapez 9.
- Si vous avez un problème
de mémoire, tapez 9.
- Si vous avez un problème
d'ego, veuillez raccrocher ; nos conseillers sont actuellement débordés.
- Si vous souffrez de symptômes
de ménopause, veuillez dévier le canon de votre revolver, veuillez
raccrocher, veuillez régler votre ventilateur sur la position 5, veuillez
- vous allonger, veuillez
hurler. La crise s'arrêtera forcément un jour ou l'autre.
- Si vous êtes blonde,
surtout ne tapez rien.
*******
RINGARD (8/2/10)
- « Le ringard, c'est
celui qui réussit à perdurer ».
- Un tantinet goguenard,
Gérard Depardieu assénait hier cette définition sur France-Inter.
- Ce dont nous sommes sûrs,
c'est que « ringard » n'est plus le tisonnier avec lequel on remue
le charbon.
- Le ringard, c'est désormais
un mauvais acteur.
- Un moteur de recherche
(pris au hasard) nous éclaire :
- C'est le mec rebeu qui
a une crête à la place des cheveux, s'habille ultra moulant avec
une ceinture D&G et qui roule en Golf TX.
- C'est le Français
de souche qui passe ses vacances à Marrakech avec une formule low cost.
- C'est le Portugais qui
met deux tiers de son salaire pour tuner sa voiture.
- C'est le daron rebeu
qui traîne sa remorque avec une bâche bleue et un coin de table
qui dépasse.
- C'est le renois qui s'habille
en mode hip-hop (et qui n'est pas un sapeur).
- C'est le céfran
qui se la joue rebeu.
- Si vraiment vous n'avez
pas compris, voyez Franck
Dubosc
- Fuddy-duddy
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PARADOXES (5/1/10)
- Quand un homme meurt,
on dit qu’il s’éteint ; quand il est mort, on l’appelle
« feu ».
- On remercie un employé
lorsqu’on n’est pas content de ses services.
- Un bruit transpire avant
d’avoir couru.
- On lave une injure après
avoir essuyé un affront.
- Lorsqu’on a des
idées noires, on passe une nuit blanche.
- Pour avoir de l’argent
devant soi, il faut en mettre de côté.
- Les avis sont partagés,
donc je ne partage pas le vôtre.
- Boileau parlait des embarras
de Paris : excès de voitures ou insuffisance de fonds ?
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PROPHÈTE (4/2/10)
- DSK distancé dans
l'opinion par Martine Aubry.
- Nul n'est prophète
en son pays.
- « Un prophète
n’est sans honneur que dans son propre pays et dans sa maison ».
(Évangile selon Matthieu, chapitre 13, verset 57).
- Et l’Évangile
de préciser : si nul n’est prophète en son pays, c’est
à cause de l’incrédulité de ceux qui en savent
trop.
- Ce n'est pas pour autant
que l'impétrant fait une croix sur ses ambitions.
- No man is a prophet
in his own land - Der Prophet gilt nichts in seinem Vaterland - Nadie es profeta
en su tierra - Santo de casa não faz milagre - Ingen er profet i sit
eget land - Nemo profeta in domo sua - Een profeet wordt in zijn eigen land
niet
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LIMOGER (2/2/10)
- Important une méthode
de management, le président de France Télécom espérait
un quick win.
- Méthode qui, transposée
ici, se révéla un slow loss.
- Le voilà limogé.
- A la mi-août 1914,
Joffre, général en chef, reçoit du gouvernement l’autorisation
de muter ou de mettre à la retraite tout officier général.
- Le 27 août, il
décide d’affecter à la 12ème région militaire
une soixantaine de hauts gradés dont il estime qu’ils sont incapables
de diriger des opérations de guerre moderne.
- La 12e région
est constituée des départements de la Charente, la Corrèze,
la Creuse, la Dordogne et la Haute-Vienne.
- Les militaires déplacés
se retrouvent ainsi à Limoges, d’où l’expression
« limoger », verbe qui perdurera.
- Envoyés à
Toulon ou à Brest, ils seraient restés en rade.
- Envoyés à
Castres...
- To coventrise, to
be sent to Coventry*
* Allusion à la ville pilonnée par l'aviation allemande en novembre
1940
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COUPERET (1/2/10)
- Comme je le laissais
entendre vendredi matin (avant 8h 15), Dominique de Villepin ne manque pas
de sex-appel.
- La nouvelle est tombée
comme un couperet.
- Le couperet n’a
pas attendu l’invention de Joseph Ignace Guillotin (1738-1814) pour
engendrer l’expression.
- À l'origine, un
couperet est un couteau à large lame servant à trancher la viande.
- Mais c’est avec
la guillotine et son lot de décollations que commence vraiment la carrière
qui a conduit l’expression jusqu’à nous.
- Tout se passe souvent
comme sur l’échafaud.
- Le « coupable »
sait que la fin est proche, mais c’est sans s’annoncer que se
déclenche le couperet.
- Car ceux qui le manient
ont une opinion tranchée.
- The news came as
a bolt from the blue - Wie ein Blitz aus heiterem Himmel passieren - Caer
como un jarro de agua fría - Cair como uma bomba - Calare come una
mannaia - Als een donderslag bij heldere hemel vallen…